
Construire, Protéger, Sauvegarder, Transmettre, Sensibiliser, Comprendre !
C'est la marque de fabrique de celles et de ceux qui consacrent leur énergie, leurs talents et leurs compétences à notre Patrimoine.
Au travers de la nouvelle édition des Journées du Patrimoine, j'ai souhaité leur rendre hommage.
Car notre patrimoine est une valeur sûre pour l'emploi en Wallonie dans différents secteurs où se relaient inlassablement ouvriers, artisans, ingénieurs, architectes...
Ces Wallonnes et Wallons, artisans pour la plupart, jouent un rôle primordial dans la transmission aux générations futures d'un savoir et d'un savoir-faire qui leur ont été légués par leurs prédécesseurs.
Pour célébrer les métiers du Patrimoine, nous aurions pu nous rendre hors de nos frontières tant notre savoir-faire s'est exporté depuis des siècles avec succès. Il suffit de se remémorer la contribution de nos artisans à la splendeur de Versailles ou de considérer les dizaines de ponts haubanés, construits aux quatre coins du monde grâce à l'imagination de nos ingénieurs.
Les historiens, les archéologues, les historiens de l'art... contribuent également par leurs recherches à comprendre et à mettre en valeur notre patrimoine, qu'ils soient monuments ou sites archéologiques.
Cette année, j'ai ainsi tenu à ce qu'une attention plus poussée soit portée au Petit Patrimoine populaire wallon parmi lequel figurent les fontaines, les lavoirs, les monuments aux morts des deux guerres mondiales... un mobilier qui enrichit notre cadre de vie et témoigne de la petite et de la grande histoire de nos contrées.
J'ai également décidé de lancer le « Monument du mois ». Qu'il ait été récemment restauré ou qu'il ait fait l'objet d'une publication, ce bâtiment se trouve le temps d'un week-end au cœur d'une série d'évènements visant à le célébrer.
C'est un programme riche qui vous est proposé pour cette 22e édition des Journées du Patrimoine. Plus de 450 activités sont inscrites au programme de cette édition : ouvertures exceptionnelles, visites d'ateliers d'artisans, découvertes de vestiges en compagnie d'archéologues...
Enfin, c'est surtout à une fabuleuse rencontre humaine que je vous convie, avec tous les acteurs du patrimoine, bâtisseurs et passeurs de savoir, de savoir-faire et de mémoire.
Benoît LUTGEN
Ministre wallon des Travaux publics, de l'Agriculture,
de la Ruralité, de la Nature, de la Forêt et du Patrimoine

Doreuses à la collégiale de Soignies. Photo G. Focant ©SPW.
Le Département du patrimoine est riche de compétences diversifiées. Au-delà de l’expertise des agents, la gestion du patrimoine requiert surtout une approche sensible et un investissement de tous les jours pour faire en sorte de transmettre notre héritage aux générations futures, celles qui grandissent aujourd’hui, au moins dans l’état dans lequelnous l’avons reçu. C’est aussi grâce au travail de ces femmes et de ces hommes que la connaissance du patrimoine évolue. Enfin, il est important de souligner que chacun a son rôle à jouer et que le rôle de chacun est indispensable pour la cohérence de l’ensemble des missions exercées par l’administration.
L’occasion des « journées du patrimoine » 2010 est une réelle opportunité pour mettre l’accent sur ces métiers, déclinés à la suite par ordre alphabétique, en décrivant succinctement leur contenu, leurs particularités.
Agent administratif
L’agent administratif est le collaborateur des architectes de l’administration. Il assure principalement la gestion matérielle du dossier. Il répond aux courriers et aux demandes de renseignements, transmet le dossier aux différentes instances concernées, rédige l’arrêté d’octroi de subside et s’occupe du suivi du dossier jusqu’à son approbation par le Ministre en charge du Patrimoine. Il constitue aussi les dossiers d’engagement budgétaire des subsides.
Les assistants administratifs aident les historiens de l’art en prenant en charge les tâches administratives liées à la procédure de classement : information du public, notification des ouvertures d’enquête ou des arrêtés de classement, mise en ordre des dossiers, identification des parcelles cadastrales visées par chaque procédure et identification des propriétaires concernés.
Agent comptable
L’agent comptable s’occupe de tous les aspects budgétaires des dossiers de restauration. Il effectue les opérations de réservation budgétaire des subsides octroyés par l’arrêté ministériel et les demandes de paiement de ces mêmes subsides aux entreprises, aux fabriques d’églises et aux communes lorsque ces travaux sont en cours. Il participe aussi à l’élaboration des budgets annuels et à leur adaptation en cours d’année si les montants prévus doivent être adaptés. Les agents comptables s’occupent également de la gestion des conventions et des subventions accordées à différents partenaires du Département pour aider à mener à bien les missions de protection ou de restauration, ou en matière d’archéologie.
Anthropologue
Que ce soit dans le cadre de fouilles préhistoriques (grottes, sites mégalithiques...), ou de sites historiques, l’anthropologue intervient dès la phase « terrain » pour effectuer un maximum d’observations in situ. L’analyse des squelettes aboutit ensuite à la détermination du sexe du défunt, des causes éventuelles de décès et des rites funéraires pratiqués. Enfin, la mise en perspective de plusieurs sites permet, en fonction de problématiques diachroniques ou régionales, d’aborder les problématiques démographiques ou chronologiques.
Archéologue (fouilles)
L’archéologue intervient, en milieu urbain ou rural, sur les sites archéologiques menacés de destruction (archéologie préventive) ou dans des monuments historiques, classés ou non (archéologie du bâti). Entouré de spécialistes dont il assure la coordination, sa première mission scientifique est d’enregistrer les observations de terrain et de les interpréter. Sorti du terrain, il rédige les rapports de fouilles ou d’études globales en vue de leur publication. À chaque étape de cette chaîne opératoire, il est amené à communiquer les résultats de sa recherche vers les spécialistes ou vers le citoyen.
Archéologue du bâti
L’archéologue du bâti opère une approche matérielle du bâtiment, dans le but d’analyser et de comprendre ses composantes et ses grandes phases d’évolution : techniques de construction, matériaux, typologie, chronologie... Il détermine ainsi ses caractéristiques architecturales et archéologiques. Des sondages dans le sol sont parfois nécessaires pour compléter la compréhension des lieux. Augmenté de recherches bibliographiques, le dossier interdisciplinaire ainsi constitué sert de référence pour les grandes options à prendre lorsqu’une restauration survient (master plan). Celle-ci est dès lors plus appropriée et plus respectueuse des spécificités du bâtiment.
Architecte
L’architecte de la Direction de la Restauration est l’interface entre le maître d’ouvrage, son auteur de projet et l’ensemble des intervenants qui s’occupent d’un projet de restauration. Il préside et coordonne le comité d’accompagnement mis en place dans le cadre de la procédure de certificat de patrimoine, assiste le demandeur dans l’élaboration du projet de restauration, analyse les marchés passés pour désigner une entreprise et suit ensuite les travaux lors du chantier. Il vérifie également les états d’avancement émis par les entreprises en vue de leur paiement. L’architecte de la Direction de la Protection assure le suivi des demandes relatives à toute intervention d’ordre urbanistique, architectural ou de simple entretien dans les sites classés et inscrits sur la liste du Patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie. L’architecte assure en outre l’analyse et la délivrance d’autorisations pour des activités événementielles concernant tout bien classé.
Architecte des jardins et du paysage
Il gère les certificats de patrimoine relatifs aux sites classés exceptionnels. Il participe à l’élaboration des classements et la requalification des jardins historiques. Il est désigné comme chef de projet, c’est-à-dire interlocuteur privilégié, pour tous les jardins exceptionnels, assurant ainsi la transversalité des informations. Il collabore en outre à la réflexion relative à l’accès aux personnes à mobilité réduite dans les biens classés.
Céramologue
La vaisselle en terre cuite est la plus fréquente parmi les objets découverts sur les sites archéologiques. L’archéologue spécialisé dans l’étude de la céramique antique, médiévale ou moderne étudie les ensembles pertinents dans les sites de production (ateliers), de consommation (habitats) ou d’utilisation secondaire (nécropoles). Les typologies spécifiques régionales et les contextes stratigraphiques permettent d’affiner toujours plus les datations et les provenances ainsi que les caractéristiques technologiques.
Conducteur de travaux
Le contrôleur des travaux a pour mission principale le suivi hebdomadaire des chantiers de restauration. Il apporte son expérience pratique aux auteurs de projets et aux architectes de l’administration dans leur mission de suivi des travaux. Parallèlement, il rassemble toutes les données techniques en matière de restauration du patrimoine et participe activement à l’élaboration de recherches ou de fiches techniques, dans le but d’assurer la diffusion d’informations utiles à la conservation et à la restauration des biens classés.
Géologue
Spécialiste des sciences de la terre, le géologue aborde l’étude de la composition, de la structure, de l’histoire et de l’évolution des couches internes et externes de la Terre, et des processus qui la façonnent. Sur les sites archéologiques, associé au pédologue, il décrit les sédiments et interprète leur mode de mise en place. Son rôle est particulièrement utile pour les périodes préhistoriques, par exemple en grotte. Il étudie également les roches employées par l’homme afin d’en déterminer l’origine, contribuant ainsi à une meilleure compréhension de l’économie des matériaux.
Géomètre-topographe
Bien que l’archéologue et le technicien de fouilles soient souvent formés aux techniques élémentaires de topographie, ils font souvent appel au géomètretopographe pour des levés de grande ampleur ou des travaux spécifiques tels que calages de points sur terrain, levés au laser, levés photogrammétriques, restitutions 3D. Le géomètre-topographe peut aussi, en cas de besoin, opérer des relevés dans le cadre des dossiers de restauration et de l’archéologie du bâti.
Historien
Travaillant sur des sources distinctes, l’historien est devenu, depuis quelques années, le partenaire indispensable de l’archéologue qui travaille en milieu urbain ou sur des sites ou des monuments historiques. La confrontation des archives avec les données issues des fouilles est fondamentale pour mettre en perspective l’interprétation de l’un et de l’autre.
Historien de l’art
Il analyse d’un point de vue scientifique les dossiers de demande de classement et apprécie la valeur patrimoniale d’un bien au regard des autres biens similaires sur le plan régional, en faisant notamment des visites sur place et des recherches en bibliothèque. Il élabore ensuite une fiche et rend un avis au Ministre en charge du Patrimoine quant à l’opportunité et l’intérêt de classer ou non le bien en question. Il aide également à une meilleure compréhension du monument dans le cadre d’un projet de restauration.
Infographiste
Appliquant le dessin assisté par ordinateur (DAO), l’infographiste est amené à traiter la documentation constituée sur le terrain (plans et coupes). Il procède à l’assemblage des plans de détails, à la cartographie des données, à leur mise en page en vue de leur insertion dans les rapports de fouilles et les publications. Le cas échéant, il collabore à la conception d’expositions visant à valoriser le travail de recherches et à le rendre accessible au plus grand nombre.
Ingénieur agronome
L’ingénieur agronome travaille sur la requalification des sites naturels et apporte un appui scientifique concernant la composition biologique de ces sites.
Juriste
Le juriste est chargé des problèmes juridiques et des questions administratives qui se posent dans le cadre de l’ensemble de la matière. Il collabore également à la rédaction des arrêtés de classement et des cahiers de charge dans la cadre des marchés publics. Il gère en outre plus spécifiquement les dossiers de déductibilité fiscale en rendant un avis sur l’accessibilité d’un bien classé et en délivrant au propriétaire l’attestation de conformité des travaux exécutés.
Opérateurs-ouvriers de fouilles
Un opérateur archéologique est en quelque sorte un ouvrier spécialisé. Bon terrassier, il doit pouvoir adapter sa technique aux exigences spécifiques du chantier : suivi d’engins mécaniques, décapage à la pelle, nettoyage fin à la truelle, tamisage, prélèvement d’échantillons, lavage de céramique, construction de structures de protection. Il veille en permanence à sa sécurité et celle des autres usagers du chantier.
Pédologue
Spécialiste de la science des sols, de leur formation et de leur évolution, le pédologue intervient sur terrain aux côtés de l’archéologue pour observer et interpréter notamment les phénomènes d’altération des sédiments, anthropiques ou naturels et les facteurs d’érosion. Il contribue étroitement à l’analyse du paysage et de son évolution au cours du temps. Enfin, il participe à l’élaboration de l’inventaire archéologique cartographié, par l’intégration des données géo-morpho-pédologiques.
Photographe
Deux photographes spécialisés opèrent au sein du Département du patrimoine. L’image du patrimoine fait aujourd’hui partie intégrante de la gestion du patrimoine. Celle-ci génère un grand nombre d’enregistrements photographiques à des fins documentaire ou d’archivage. La diffusion des connaissances s’appuie obligatoirement aujourd’hui sur des photos de qualité.
L’archéologue sollicite les services du photographe tantôt pour documenter l’environnement des sites étudiés (monuments, centres anciens,...), tantôt pour illustrer conférences, rapports et articles publiés. De la photographie aérienne à la prise de vue en studio, le dialogue est constant entre photographe et archéologue, que ce soit pour des travaux « techniques » (inventaires systématiques) ou artistiques (expositions, publications).
Restaurateur de mobilier archéologique
La conservation des objets issus du sol est une priorité car, outre la documentation constituée par l’archéologue au cours de la fouille, ils constituent les seuls indices encore accessibles aux chercheurs. Le restaurateur a comme première priorité la conservation préventive des objets et a recours à divers spécialistes en fonction des matériaux rencontrés. Parfois, pour faciliter le dessin, la publication et la présentation au public du mobilier archéologique, il intervient en le restaurant, par un traitement mécanique ou chimique, dans le respect permanent de son authenticité.
Technicien de fouilles
Véritable assistant de l’archéologue, le technicien de fouilles est le lien opérationnel et technique entre les opérateurs et le responsable d’opérations de fouilles ou d’études du bâti. Conducteur de travaux devant les engins de décapage, organisant la circulation sur le chantier, il procède aux levés de terrain tout en gérant la logistique requise par la sécurité et les besoins matériels spécifiques.
Et aussi…
Des spécialistes des sciences naturelles
Depuis 20 ans les missions du Département du Patrimoine et particulièrement l’archéologie nécessitent le recours en permanence à des experts en sciences naturelles. Ceux-ci prennent en charge l’étude des restes fauniques ou organiques par exemple. La plupart de ces missions spécifiques sont sous-traitées dans les instituts de recherches fédéraux ou universitaires : anthracologie, botanique, palynologie, archéozoologie, carpologie, parasitologie… mais aussi les méthodes de datation (C14, archéomagnétisme, numismatique, dendrochronologie, etc.). Bien entendu, le Département du patrimoine ne possède pas en son sein toutes les compétences requises pour assurer seul la gestion du patrimoine. Les partenariats avec des institutions scientifiques (ISSeP, IRPA, Universités, IRSNB, KBR, IRM, etc.) et la collaboration étroite et quotidienne avec la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles et l’Institut du Patrimoine wallon, qui possèdent tous deux des compétences spécifiques, est indispensable et souvent très fructueuse.
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Fouilles dans le nef de la cathédrale de Tournai ©SPW |
Restauration d'objets archéologiques ©SPW |
À côté du Département du Patrimoine, l’Institut du Patrimoine wallon, créé en 1999, est un organisme public autonome fort d’une soixantaine d’agents et doté de cinq missions spécifiques complémentaires à celles de l’Administration : l’assistance aux propriétaires de monuments classés menacés, inscrits par le Gouvernement sur une liste de biens dits menacés ; à titre préventif, le conseil en réaffectation de monuments classés ; la valorisation de monuments ou sites classés appartenant à la Région ; la gestion du Centre des métiers du Patrimoine installé dans l’ancienne abbaye de la Pa ix-Dieu à Amay ; enfin, la promotion des publications, l’organisation des Journées du Patrimoine, la coproduction d’émissions TV .
Les missions immobilières de l’Institut
Outre une directrice et trois secrétaires, la cellule de dix-sept agents chargée des diverses missions immobilières de l’Institut (l’assistance aux propriétaires, le conseil en réaffectation, la valorisation de propriétés régionales) comprend six historiennes de l’art et cinq architectes travaillant tous en binôme comme gestionnaires de projets, ainsi qu’un juriste et un économiste. Tous combinent en permanence leurs compétences respectives pour gérer ensemble une petite centaine de dossiers de monuments menacés inscrits sur une liste régulièrement revue par le Gouvernement sur proposition du Ministre du Patrimoine. Chaque dossier de cette liste est en soi un cas particulier qui mobilise des moyens, non seulement financiers mais également humains très importants. La cellule a d’ailleurs l’habitude de se présenter comme un service de « soins intensifs ». Ses efforts vont bien au-delà de la réflexion sur les perspectives de réaffectation : dans la plupart des cas, les conseils portent aussi sur l’état sanitaire du bien, la conception et le montage juridique et financier de projets, la programmation et l’adéquation du projet au monument lui-même, l’accompagnement dans les procédures. En cela, l’étude de faisabilité effectuée par les agents est un outil précieux qui permet aux opérateurs de voir clair dans les budgets à investir, mais aussi dans l’ampleur du travail à entreprendre. Sur base des dossiers de restauration/réaffectation qui ont ainsi vu leur aboutissement ces dernières années, suite à une procédure de certificat de patrimoine, on constate que, dans bon nombre de cas excepté le patrimoine exceptionnel, la part de la subvention à la restauration dans le coût total des travaux pour réaffecter un monument menacé est un élément important mais souvent n’est pas la part la plus élevée ou n’est pas la seule source de financement possible des rôles des agents de la Cellule immobilière de l’Institut est donc celui de mobilisateur de fonds complémentaires à ceux de la Direction de la Restauration, dans le cadre de la recherche de solutions de réaffectation pour des bâtiments problématiques. Les agents de la Cellule des missions immobilières doivent également assurer depuis l’été 2008, pour l’ensemble des monuments classés cette fois, une mission de conseil en réaffectation à titre préventif, lorsqu’ils ont connaissance de problèmes potentiels en la matière. Enfin, la Cellule des missions immobilières assume aussi le travail de valorisation d’une douzaine de monuments ou sites classés appartenant à la Région, ce qui implique de plus en plus de mener des chantiers de restauration ou de valorisation importants, comme dans les anciennes abbayes de Stavelot et de Villers-la-Ville par exemple.
La gestion de l’Archéoforum de Liège
C’est dans le cadre de la mission de valorisation de propriétés régionales qu’une cellule de dix agents de l’Institut du Patrimoine wallon assume depuis sept ans la gestion de l’Archéoforum de Liège, sous la place Saint-Lambert. Pouvant s’appuyer sur deux techniciens et une secrétaire, l’équipe comprend aussi une directrice, son adjointe responsable commerciale et cinq animateurs sur le site, tous étant historien de l’art, historien ou diplômé en tourisme. La mission de l’équipe consiste à accueillir les visiteurs de toutes sortes (environ 17.000 par an actuellement) lors de visites systématiquement guidées de manière spécifique et appropriée, de concevoir, expérimenter et réaliser régulièrement de nouveaux modes de visite du site en s’adaptant à des publics extrêmement diversifiés, d’organiser ou d’accueillir dans l’Archéoforum des manifestations culturelles de nature à intégrer cet outil dans la vie culturelle liégeoise, de veiller à améliorer constamment la scénographie des lieux, de diffuser en accord avec le Département du Patrimoine (direction de l’Archéologie) les résultats des recherches scientifiques qui ont repris sur le site et de mettre en œuvre les recommandations en matière de conservation des vestiges, enfin d’associer l’Archéoforum dans des partenariats avec les autres institutions culturelles liégeoises, notamment le Trésor de la cathédrale, et dans les réseaux d’outils similaires en matière archéologique et touristique (Archéopass et Attractions et Tourisme essentiellement).
Les métiers du Centre de la Pa ix-Dieu
Depuis 1999, le Centre des métiers du Patrimoine installé dans les murs de l’ancienne abbaye de la Paix-Dieu à Amay – qui sera au cœur de ce week-end patrimonial (voir page 57) - joue un rôle majeur dans la formation des professionnels et l’initiation des adolescents aux métiers du Patrimoine. Douze agents assument les diverses tâches du centre aux côtés d’une directrice : l’organisation annuelle d’une quarantaine de stages pour professionnels repose sur les épaules d’une architecte et d’une assistante administrative, l’accueil d’une cinquantaine de classes d’éveil est assumé par deux animatrices (historiennes de l’art) et un menuisier/ébéniste, le suivi des chantiers du bâtiment repose sur une autre architecte chargée également (et entre autres) de la rédaction des brochures techniques, une archéologue achève les recherches archéologiques sur le site, une historienne de l’art assume le secrétariat du Master universitaire, une bibliothécaire gère le Centre de documentation, un agent administratif est responsable de l’hébergement sur le site. Tous peuvent s’appuyer sur l’assistance indispensable d’une secrétaire et d’un technicien de maintenance.
Les métiers de la communication
Répartis entre Liège, Amay et Namur, sous la direction de l'ancienne coordinatrice des Journées du Patrimoine, les agents de la direction de la Communication ont des tâches extrêmement variées. Cinq d’entre eux (deux historiens, une historienne de l’art, un infographiste et une secrétaire) sont chargés de la production et de la diffusion des publications (séries Études et Documents, Carnetsdu Patrimoine, etc.) tandis qu’une autre collaboratrice assure la gestion du stock et l’envoi des publications commandées. Une historienne de l’art, une licenciée en communication et une infographiste se partagent l’organisation d’expositions et de manifestations diverses, le trimestriel La Lettre du Patrimoine, la participation à des salons de promotions et d’informations, l’opération « Week-end du Patrimoine », les campagnes d’information, la réalisation de la plupart des publications internes. L’organisation des Journées du Patrimoine en septembre et de la « Semaine Jeunesse et Patrimoine » en avril repose sur un quatuor (deux licenciés, deux agents administratifs). Enfin, une secrétaire gère notamment toutes les bases de données d’adresses de la Cellule et une bibliothécaire/documentaliste assume la gestion non seulement de la photothèque de l’Institut mais surtout de celle, bien plus importante, du Département du Patrimoine dont les deux photographes travaillent évidemment en étroite collaboration avec leurs collègues de l’IPW au sein de la direction de la Communication. C’est également dans celle-ci que sont conçus et alimentés les sujets abordés dans les émissions TV « Télétourisme » et « Ma Terre » de la RTBF, et que toutes les demandes de subventions pour des publications ou des manifestations sont analysées à destination du Cabinet du Ministre.
Des services généraux indispensables
L’Institut compte encore une douzaine d’agents, outre le secrétariat de la direction générale et des ressources humaines, qui constituent la cellule budgétaire, l’économat, le service du personnel, le service juridique, le service informatique, et qui assurent l’accueil et la maintenance non seulement au siège central de Namur mais également aux Moulins de Beez (dont l’IPW gère les espaces publics) ainsi que les échanges quotidiens de documents entre les trois sièges et le cabinet du Ministre de tutelle et l’Inspection des Finances.

Travail de dinanderie. Photo G. Focant ©SPW